четверг, 8 декабря 2011 г.

A Moveable Feast

Et me voila en France!
Qu'est-ce que je fais ici?
Je vends les poupées russes.
Hier, à Vélizy 2, un grand centre commercial, j'ai parlé avec un garçon qui avait visité Toula. Incroyable.
Il m'a dit: Il y a une école de langue à Toula.
Et oui, je la connais, cette école, numéro 30.

Je dis à un monsieur: "Je vais vous faire un bon d'achat". Et il me réplique, tout content de son calembour: "Bon d'achat fait par Natacha".
Mais vous êtes poète, m'sieur! Seulement, je suis Anastasia, mais ce n'est pas grave, c'est la rime qui compte.

Une dame a très bien résumé tout ce qui se passe au marché de l'artisanat russe en ce moment: "C'était vachement à la mode il y a quelques temps, mais maintenant c'est du kitch".
C'est vrai. J'ai vécu à Paris l'année même où c'était à la mode. On voyait partout les poupées russes, les chapkas, les montres "komandirskie".
Au musée d'Orsay avait eu lieu une expo "La Russie: en quête d'identité". Les Français s'arrêtaient devant le tableau de Verechagin "Apocalypse de la guerre" et soupiraient: "L'âme russe... C'est si beau, il y a de la profondeur là, mais je n'y comprends rien..."

Et maintenant la poupée russe n'est plus en harmonie avec l'air même de Paris. Le temps a changé. Elle est trop... je ne sais pas, tout simplement trop.
Il y a une dissonance, et je sens que mes sentiments envers Paris ont changé, eux aussi.
Je l'aime, mais ce n'est plus ma vie. Il reste "A Moveable Feast" (je prefere la traduction russe- la fete qui est toujours avec toi), mais je suis en dissonance avec lui.
Je suis trop russe maintenant, je suis trop... 

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